© Guillaume Vellard 

Artiste plasticien, visuel & enseignant

Plasticien de formation et artiste visuel représenté par la Galerie Graf Notaire à Paris, j’exerce depuis 2017 en tant qu’ATEA titulaire dans l’École d’Art Plastique du Grand Narbonne (EAP). Je suis également illustrateur médical en neurologie pour le Docteur Sarrazin, médecins chercheurs et chef de service du département d’imagerie médicale de l’Hôpital Américain de Paris. Ainsi qu'intervenant stagiaire en formation de professeur d’Arts Plastiques en milieu hospitalier, à l’Institut Curie dans le service oncologie pédiatrique pour l’association NOC! .

Formation

J’ai suivi une formation de six années à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris, auprès notamment de mes professeurs  Eric Dietman, Emmanuel Saulnier, Christian Bernard, Vincent Bioulès et Claude Viallat, validée par l’obtention d’un DNSAP avec les félicitations à l’unanimité.

 

Parcours

Après avoir travaillé, en parallèle à mes études, pour les métiers du cinéma, de la télévision et de la mode (notamment avec Thierry Mugler) dans la réalisation de décors et de costumes (spectacles, cabarets, shows musicaux, clips, films et publicités) ; j’ai naturellement exploité cette expérience enrichissante, grande source d’inspiration, au service de l’activité à laquelle je me consacre aujourd’hui exclusivement, dans mon travail de création pour l’art contemporain.

 

Pratiques

Sur le plan technique, mon apprentissage aux Beaux-arts, dans un premier temps, des savoirs classiques et académiques (en dessin et sculpture), m’a rapidement conduit à découvrir les nouveaux médias, plus proches de mon univers singulier.

Artiste multimédia, mes pratiques s’étendent désormais à une large gamme de formats : de la vidéo à la gravure en passant par l’installation, la performance et la photographie.

 

Procédés

Sur le plan pratique, je procède de l’alternance entre une forme d’isolement et de recul propre au travail de concentration (recherches, conception, maquettage et production), avec des périodes de travail collectives (enseignement, colabs, direction artistique, prises de vues, répétitions).

 

Par l'exercice du semple de références inégales et incohérentes, par le recyclage de techniques disparates et dissonantes, par l'alliance de la culture savante et de la culture populaire,  je fais l'hypothèse qu'une assimilation du "visuel" rende possible son dépassement

« Une de nos servitudes majeures : le divorce accablant de la mythologie et de la connaissance. La science va vite et droit en son chemin ; mais les représentations collectives ne suivent pas, elles sont des siècles en arrière, maintenues stagnantes dans l'erreur par le pouvoir, la grande presse et les valeurs d'ordre », Rolland Barthes.

 
Matériaux

Je m’approprie des matériaux et des techniques tant traditionnels (bois, bronze, gravures, papier, pierre, verre, modelage, couture...) qu'actuels (vidéo, néons, bâches, forex, technologies de numérisation, de modélisation, d’impression, voire pour la circonstance, d’imagerie médicale de pointe).

 

Perception artistique

Dans mon travail, j’associe une passion forte pour la figuration et la narration, à un souci constant d’être très ancré dans l’actualité. En observateur attentif, je nourris ma recherche dans les réalités du quotidien, de l’ordinaire, sans appréhension particulière pour la vulgarité ou le banal.

« Chaque découverte déclenche en même temps l’historique de sa propre filiation ancestrale, une filiation auparavant écartée de la valorisation par l’histoire. Car toute histoire et toute évaluation trouvent leur origine dans l’aujourd’hui, et le passé commence avec le moment présent », Carl Einstein.

 

Je raconte des histoires, dresse des portraits, mets en scène des situations avec amertume ou tendresse, sarcasme ou mélancolie.

« Devant une image, enfin, nous avons humblement à reconnaître ceci : qu’elle va nous survivre probablement, que nous sommes l’élément fragile, l’élément de passage, et qu’elle est devant nous un élément du futur, l’élément de durée. L’image a souvent plus de mémoire et plus d’avenir que l’étant qui la regarde », Georges Didi-Huberman.

Univers Créatif

En outre, je suis sur la forme, attaché à l'esthétique et à la poétique véhiculés dans certaines traditions populaires, dans des pratiques ou activités de «mise en scène de soi», à l'instar des «sports-spectacles» estimés artistiques.

Ainsi, je collabore avec des performeurs et aborde leurs activités dans ma production (Lab et Pole dance, Catch et lucha Libre, Patinage artistique, Rodéo, Arts Martiaux, Burlesque, Strip-tease, Danse, Mannequinat ou concours de beauté, Hard et Sex Working...).

Références

Je m’inspire, pastiche, détourne et tente de réinterpréter l'imaginaire collectif (mythes modernes, contes revisités) sous l'angle de l’imagerie de la culture populaire (ou commerciale popularisée) présente dans l'industrie de l'image et ses modes de diffusions aujourd'hui: médias, communication, street art, geek art, web artistes....

« L’image est un montage de multiples temporalités hétérogènes, un collage de temps et de contretemps, un symptôme qui déchire la temporalité linéaire de l’histoire. Ce qui apparaît simultanément dans la vision d’une image ou d’un tableau est l’effet produit par l’assemblage de strates divergentes et contradictoires de l’expérience vécue », Carl Einstein.

En enquêtant sur ces repères naissants, j'aspire à la constitution d'une plastique visuelle de commutation et je tente de contribuer à la formation de nouvelles allégories de substitution.

« On trouvera ici deux déterminations: d’une part une critique idéologique portant sur le langage de la culture dite de masse; d’autre part un premier démontage sémiologique de ce langage: je venais de lire Saussure et j’en tirai la conviction qu’en traitant les « représentations collectives » comme des systèmes de signes on pouvait espérer sortir de la dénonciation pieuse et rendre compte en détail de la mystification qui transforme la nature petite-bourgeoise en nature universelle », Rolland Barthes.

Propos

Ces pratiques face à un publique, sur une scène, au centre d’une foule ou d'un groupe, me permettent d'interroger ce qui peut faire échos à la question de la singularité, de la perte et de lisolement.

Dans « Mythe et création », Éléonore Faivre d'Arcier explique qu’Aby Warburg (fidèle lecteur de Nietzche), décrivait « l’étrange parenté gestuelle entre le déchainement de douleur auquel s’abandonne Marie Madeleine au pied de la Croix et les contorsions hystériques des danses dionysiaques (…) Le concept de formule pathétique est la clé de voûte de toute la philosophie Warburgienne. Par « Pathosformel », Warburg désigne un stéréotype formel qui, emprunté à l’antiquité classique, sert à exprimer le mouvement du corps comme expression d’une intériorité passionnelle ».

Le traitement apporté à ces champs notionnels, expose au regard de l'observateur des incarnations hystérisées et théâtralisées, c'est-à-dire folkloriques et hyposexualisées à la fois, défaites de toute "génitalité".

« Tout geste passionnel, à l’instar du syndrome hystérique auquel Warburg se réfère à partir des travaux de Charcot et Freud, oscille violemment entre deux pôles contradictoires. La formule pathétique consiste donc à figer le geste passionnel dans son mouvement d’oscillation. Ainsi Warburg confère-t-il au « Pathosformel » le statut paradoxale d’une empreinte énergétique », Éléonore Faivre d'Arcier.