© Guillaume Vellard 

Saint Georges, 2014

PREMIER VOLET / PROJET RODEAR

Crayon sur papier et projection.

Dimensions: 270X270 cm

 

« Saint Georges combattant le dragon », dessin de Jacopo Bellini (1400-1470).

 

Un jour, Georges arriva dans une ville de la Libye nommée Silène. Or, dans un étang voisin de la ville habitait un dragon effroyable qui, maintes fois, avait mis en déroute la foule armée contre lui. Parfois, il s'approchait des murs et empoisonnait de son souffle tous ceux qui se trouvaient à sa portée. Pour apaiser la fureur de ce monstre et l'empêcher d'anéantir la ville entière, les habitants lui offraient, chaque jour, deux brebis. Mais bientôt le nombre de brebis se trouva si réduit que force fut aux habitants de tirer au sort une créature humaine et aucune famille ne fut exceptée de ce choix. Et déjà, presque tous les jeunes gens de la ville avaient été dévorés lorsque, le jour de l'arrivée de Saint Georges, le sort désigna pour victime, la fille unique du roi.

Vêtue d'une robe de mariée, attachée à un rocher aux marches de la ville, la princesse attend donc la mort. Georges pose d'abord une condition avant d'en finir avec le monstre : Il ne tuera le dragon que si le peuple se convertit au christianisme. Contraint, le peuple se soumet à cette demande et on baptisa quinze mille habitants sur le champ. Alors que, dans la légende orientale, Georges terrasse tout simplement le dragon avec sa lance (parfois avec son épée) comme tout légionnaire romain qui se respecte, dans la Légende dorée, l'arme de l'exploit est un signe de croix :

...Le dragon souleva sa tête au-dessus de l'étang et Saint Georges, après être monté sur son cheval et s'être muni du signe de la croix, assaillit bravement le dragon qui s'avance vers lui. Il brandit haut sa lance, fit au monstre une blessure qui le renverse sur le sol. Et le saint dit à la princesse: "Mon enfant, ne crains rien et lance ta ceinture autour du cou du monstre!" La princesse fit ainsi et le dragon, se redressant, se mit à la suivre comme un petit chien qu'on mènerait en laisse.

La bête fut ensuite conduite par la princesse jusqu'à la ville où elle fut décapitée.

 

St Georges est le symbole du courage, mais il est avant tout un soldat. Beaucoup d'écrits font mention des surprenantes victoires obtenues avec son aide. Les troubadours du XIV° siècle lui dédièrent nombre de leurs chansons, en vantant ses exploits. Saint Georges est le représentant des vertus militaires et le protecteur des armées... Ceci explique peut-être la vénération dont il fut l'objet à l'époque où la chevalerie était florissante.